
Emails, réunions, notifications, messages instantanés, visioconférences… Les sollicitations se multiplient et occupent une place toujours plus importante dans nos journées de travail. Si les outils numériques ont profondément facilité la communication et la collaboration, ils ont également fait émerger de nouveaux défis : surcharge informationnelle, fatigue liée aux réunions ou encore difficulté à déconnecter. À partir de cette infographie de l’Observatoire de l’Infobésité et de la Collaboration Numérique (OICN), la rédaction de Parlons RH décrypte les principaux enseignements d’un phénomène qui façonne désormais le quotidien de millions de professionnels.
Vous avez (encore) un nouveau message
Les boîtes mail débordent un peu moins qu’en 2025. Selon les données de l’Observatoire de l’Infobésité et de la Collaboration Numérique (OICN), un salarié reçoit en moyenne 169 emails par semaine, soit une baisse de 4% en un an. Une évolution encourageante qui ne doit pas masquer la réalité : l’email continue d’occuper une place considérable dans le quotidien professionnel.
Trop de réunions, pas assez d’action ?
La réunionite désigne la multiplication excessive des réunions au sein d’une organisation. C’est grave docteur ? Disons qu’entre les points d’équipe, les comités, les suivis de projet, les réunions d’information et les ateliers en tout genre, certains agendas sont dignes de celui d’un ministre. Les chiffres observés cette année montrent d’ailleurs que les managers y consacrent près de 15 heures par semaine, contre plus de 23 heures pour les dirigeants.
Même le week-end, on pense au bureau, un peu, passionnément, à la folie…
Victoire ! Les soirées, les week-ends et les vacances sont un peu plus préservés qu’il y a un an. Eh oui, la part des emails envoyés en dehors des horaires de travail recule, signe que les efforts menés par les entreprises commencent peut-être à porter leurs fruits. Pas si vite : au global, 14% des emails continuent d’être envoyés le week-end.
Entre surcharge informationnelle, multiplication des réunions et difficulté à déconnecter, le véritable enjeu n’est plus d’ajouter de nouveaux outils, mais d’apprendre à mieux les utiliser. Dans un environnement où l’attention devient une ressource rare, savoir la préserver pourrait bien devenir un avantage compétitif.





