Et si la France se dotait d’une « Sécurité sociale des compétences »
Publié le : ven 20 février 2026Views: 48

Publié dans : Méthodes et organisation

Malgré de nombreuses réformes, la formation professionnelle peine à corriger ses défauts structurels. Parmi les raisons de cette inertie, Antoine Amiel pointe en premier lieu un manque de portage politique fort, le sujet n’étant « pas clivant et structurant politiquement »(voir notre article sur les travaux de recherche de Thierry Berthet). Ensuite, la gouvernance partagée entre partenaires sociaux et État peut parfois conduire à l’inertie. Enfin, l’État apparaît « impuissant », du fait d’une action « diluée » entre de multiples strates, de l’Union européenne aux Régions en passant les agences. Et d’insister : « la formation reflète une forme d’impuissance plus large de l’État français, qui peine à maîtriser les leviers d’action », chaque réforme ajoutant une couche de complexité sans remettre en cause les faiblesses du système.

  • Le « stop & go » permanent
  • Plaidoyer pour la compétence

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Pour Antoine Amiel, notre système de formation est finalement le « reflet de l’esprit de consensus français, qui est de ne pas tomber dans l’ultra libéral ou l’ultra administré. »Problème, l’entre-deux n’a toujours pas été clairement défini et c’est une « absence de vision »qui domine.

Et de conclure : « la France n’aime pas la simplicité alors que l’on peut faire simplement des choses intelligentes. » Par exemple ? « Partir des besoins de l’entreprise, des filières et des bassins d’emploi, pour que la formation soit un peu plus connectée aux besoins du marché du travail et un peu moins à la conformité à tel ou tel critère… »

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