Face au réchauffement climatique, le monde de la formation engage sa transformation
Publié le : mar 03 novembre 2026Views: 10

Publié dans : Méthodes et organisation

Depuis mars, 35 organisations du monde de la formation participent à la Convention Monde académique. Pendant un an, leurs dirigeants réfléchissent à la manière de transformer leurs organisations pour mieux intégrer les enjeux environnementaux et sociaux.

Comment faire contribuer le monde de la formation à la transition environnementale et sociale ? Depuis le mois de mars, 35 organisations du monde de la formation participent à la Convention Monde académique, proposée par l’association Convention des Entreprises pour le Climat (CEC), reconnue d’intérêt général. Réunis en binômes, les dirigeants se retrouvent cinq fois, pendant deux jours au cours de l’année, dans plusieurs campus, pour faire évoluer leur structure face aux enjeux environnementaux et sociaux.

Une approche originale

Trois sessions de travail se sont déjà tenues, consacrées à un état des lieux, aux différents modèles de réussite puis au lien avec le vivant. Chacune mêle conférences, ateliers collectifs et activités plus ludiques, comme un cours de jardinage. « On utilise la pédagogie tête-coeur-corps pour permettre un engagement global des participants », explique Élodie Binois. L’intervention de l’économiste Timothée Parrique sur les nouveaux imaginaires de réussite a particulièrement marqué les esprits. « Il bouleverse l’économie orthodoxe. Ça met le cerveau en ébullition, ça oblige à voir plus loin », décrit le directeur du Celsa.

Différents niveaux d’avancement

Si l’ensemble des établissements se disent sensibles aux questions environnementales et sociales, tous n’en sont pas au même stade d’avancement. « Au Celsa, on n’en est encore qu’au début, on n’a pas de solution toute faite. Certaines écoles sont plus avancées que nous, avec un plan et des moyens. Mais la diversité des exemples est inspirante », admet Pascal Froissart.

Diffuser les enseignements

Au retour de chaque session, le plus dur est de partager les enseignements au sein de leur établissement. « Dans les universités, les décisions sont toujours négociées de manière collégiale. Je soutiens ce modèle souvent décrié, mais il prend du temps. Peut-être faudra-t-il mettre en place une mini CEC pour faire avancer la réflexion en interne ? » suggère le dirigeant du Celsa, école intégrée à Sorbonne Université. À Toulouse, Sandrine Laguerre insiste aussi sur l’importance du retour d’expérience : « On aimerait proposer de courts ateliers avec le Comité de direction après chaque séance de CEC, on veut qu’ils rêvent avec nous ! » s’exclame-t-elle.

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