[📣Newsletter] 31/03/2023 Less is More !
Publié le : ven 31 mars 2023Views: 2399

L’interactivitĂ©, l’animation multimĂ©dia, l’habillage graphique sont des Ă©lĂ©ments prĂ©sentĂ©s comme nĂ©cessaires Ă  la performance du Digital Learning : plus d’engagement, plus d’attention, plus de mĂ©morisation.

Et si à l’inverse on tentait le minimalisme en formation ?

Moins de forme, plus de fond

Il est courant d’avoir envie de provoquer un effet « waouh! » dans les premiĂšres secondes d’une formation digitale sans se demander : « pourquoi ? ».

Les raisons sont souvent :

  • la peur de ne pas avoir de retours positifs sur la formation ;
  • la croyance que la forme l’emporte sur le fond.

Malheureusement pour ceux qui consacrent une part importante de leur budget dans un gĂ©nĂ©rique d’introduction hollywoodien, cet effet « waouh! » ne compensera pas d’éventuelles faiblesses pĂ©dagogiques.
Chaque euro consacrĂ© Ă  renforcer la conception pĂ©dagogique et l’accompagnement sera toujours mieux investi que dans un Ă©phĂ©mĂšre effet « waouh! ».

Moins de fond, plus d’action

Un autre travers courant en Digital Learning, est d’ajouter plutĂŽt qu’éliminer du contenu.

Ce biais vient du fait qu’un formateur adapte son contenu Ă  chacune de ses sessions en fonction du profil et des questions des stagiaires. Il est alors tentant d’étendre au plus large les contenus abordĂ©s en digital learning pour ne pas avoir de « trou » dans les savoirs traitĂ©s.

Au contraire, il faut non pas agrĂ©ger l’ensemble des savoirs possibles, mais les restreindre aux plus petits besoins communs Ă  l’ensemble de la cible visĂ©e.

Le travail d’étude de « la matiĂšre » et de conception pĂ©dagogique est terminĂ© non pas quand l’exhaustivitĂ© d’un sujet est traitĂ©, mais au contraire quand il n’y a plus rien Ă  enlever.

Un fois ce travail de minimalisme effectuĂ©, il est alors possible d’utiliser l’espace ainsi dĂ©gagĂ© pour y ajouter des activitĂ©s consommatrices de temps mais trĂšs efficaces pour l’appropriation et la mĂ©morisation (comme des exercices d’exploration nĂ©cessitant d’ĂȘtre faits plusieurs fois pour ĂȘtre rĂ©ussis).

Il est beaucoup plus pertinent de s’assurer que l’essentiel est maĂźtrisĂ© plutĂŽt que l’ensemble soit survolĂ©.

Moins d’action, plus de rĂ©flexion

Mais attention Ă  ne pas tomber dans le piĂšge de l’interactivitĂ© Ă  tous crins. Il n’est pas rare d’entendre que l’interactivitĂ© permet de gagner l’attention de l’apprenant. En quoi le fait de cliquer toutes les 10 secondes rend la formation plus performante ? Au contraire, cette frĂ©nĂ©sie du clic empĂȘche l’utilisateur de se concentrer, de prendre le temps de rĂ©flĂ©chir.

Un bon exercice est celui qui laisse le temps de la rĂ©flexion, qui oblige l’apprenant Ă  se souvenir des acquis prĂ©cĂ©dents, Ă  les combiner pour Ă©laborer une stratĂ©gie de rĂ©solution de problĂšme Ă  produire les rĂ©ponses les plus adaptĂ©es aux questions posĂ©es.

C’est le temps de rĂ©flexion provoquĂ© par les activitĂ©s pĂ©dagogiques qui est le gage d’une bonne appropriation, plutĂŽt que le nombre de clics.

 

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