[📣Newsletter] 02/02/2024 Apprendre sans oublier
Publié le : ven 02 février 2024Views: 2732

Apprendre à apprendre, oui, mais apprendre sans oublier, c’est encore mieux !

Notre mĂ©moire est parfois surprenante, intrigante, mais n’est plus inconnue. Bien apprivoisĂ©e, elle peut devenir moins capricieuse.

Ouverture de la boüte noire


1. Comprendre et s’approprier

Au commencement est l’observation, l’attention portĂ©e Ă  un sujet. Mais “voir” n’est pas “regarder”.

La différence se situe dans le sens donné à la chose observée. Ce sens est propre à chaque observateur.

Trois points alignĂ©s “‱ ‱ ‱” seront interprĂ©tĂ©s comme des points de suspension pour un Ă©crivain, la lettre “S” pour un adepte du morse, une prise d’alimentation de disque dur pour une bricoleur en Ă©lectronique.

Cette action de donner du sens à une simple information, c’est l’appropriation. 

Et c’est cette appropriation qui permet de faire sienne l’information perçue, de lui faire une petite place, bien rangĂ©e dans l’immensitĂ© des autres informations dĂ©jĂ  connues, comprises et stockĂ©es dans notre mĂ©moire. Que nous observions trois simples points ou que nous accordions un peu de notre attention Ă  une sĂ©quence de formation, c’est en utilisant notre capacitĂ© de rĂ©flexion et de comprĂ©hension que nous pouvons transformer une simple information en concepts structurĂ©s.

2. Stocker

Produire des concepts structurĂ©s est une premiĂšre Ă©tape indispensable Ă  l’apprentissage. Mais une fois comprise et organisĂ©e, l’information reste volatile, d’autant plus si nous avons les yeux plus gros que notre mĂ©moire de travail, elle aura tĂŽt fait de s’envoler pour faire de la place aux nouvelles informations qui se bousculent au portillon sans avoir le temps de passer vers notre mĂ©moire Ă  long terme.

Cette mĂ©moire Ă  long terme est trĂšs vaste, mais la porte pour y entrer n’est pas plus grande qu’un chas d’aiguille… En effet, notre mĂ©moire de travail, ultra rapide et efficace, est ridiculement petite, et elle est le passage obligĂ© par tous petits paquets de 4 informations maximum (+ ou – 1 selon les individus) vers notre mĂ©moire Ă  long terme. Ceci peut sembler ridicule ou mĂȘme exagĂ©rĂ©, c’est cependant la rĂ©alitĂ©.

Apprendre, quelle que soit notre capacitĂ© ou rapiditĂ© de comprĂ©hension, ne peut pas se faire plus vite qu’en dĂ©coupant l’information en petits paquets, et en les Ă©tudiant un par un si l’on veut que l’apprentissage soit durable.
Les tunnels de e-learning de plusieurs heures sans pause, oubliez !

3. Se souvenir

Enfin, nous y voilĂ , l’information est comprise et mĂ©morisĂ©e. Oui, mais pour combien de temps ? et comment ĂȘtre capable de la retrouver facilement ?

Deux actions conjointes sont à réaliser pour que les informations nouvelles soient durables.

En premier lieu, il faut relier les nouvelles informations aux informations dĂ©jĂ  connues. Pour y arriver, il suffit de se poser quelques questions, par exemple “à quoi cela me fait-il penser ?”, “comment pourrais-je l’expliquer ?”, “que puis-je faire avec ?”, etc. Cet exercice de “malaxer” cette information fraĂźche nous permet de l’accrocher aux autres informations dĂ©jĂ  fortement ancrĂ©es.

En second lieu, il faut s’efforcer de se souvenir de cette nouvelle information plusieurs fois et de façon espacĂ©e. Les activitĂ©s permettant de se “souvenir” des nouvelles informations peuvent consister Ă  se poser ces questions : “quel est le nombre de 
?”, “comment s’appelle 
?”, “quelle est la deuxiĂšme 
?”, etc. Le bon rythme de ces activitĂ©s rĂ©-activantes est : une fois le jour mĂȘme, une fois dans la mĂȘme semaine, une fois dans le mois. Si l’information nouvelle est rĂ©-activĂ©e Ă  ce mĂȘme nombre de fois et Ă  ce rythme, alors sa trace sera durable.

Pour en savoir plus sur notre mĂ©moire vous pouvez lire “NeuroLearning : les neurosciences au service de la formation”.

 

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