[Newsletter #147] Le Digital Learning a-t-il encore besoin d’un LMS ?

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LMS, le mot qui donne des boutons ? À en croire les efforts que font les éditeurs pour se débarrasser de cet acronyme, la mue est entamée. Mais pourquoi vouloir s’en débarrasser ?

Les LMS, c’est has-been !

Les LMS, vous savez, ces portails au look ringard qui donnent autant envie de se former que de faire sa déclaration d’impôts en ligne. Ces outils qui demandent des trésors de patience et de perspicacité pour réussir en 12 clics à lancer un module e-learning de 2h30, et qui ont la bonne idée de séparer les forums de discussion des modules, pour surtout inciter à se former tout seul dans son coin. Ces outils qui n’offrent ni la possibilité de donner son avis sur un parcours, ni de signaler des anomalies et encore moins de suggérer des améliorations.

Et, quand bien même l’envie de se former serait supérieure aux efforts inutiles qu’imposent les LMS, pas question de le faire depuis sa tablette sous peine de s’abîmer les yeux et les nerfs.

Cette description est bien sûr caricaturale. Elle ne repose en rien sur une vision objective de la situation réelle de grands groupes infligeant d’en haut des outils choisis avant tout pour leur back-office et leur couverture fonctionnelle empiétant largement sur le domaine RH. Encore moins sur des situations où le paramétrage graphique, esthétique et fonctionnel est réduit au strict minimum, imposant ainsi un portail “brut de décoffrage”.

Ce constat amer, n’est pour rien dans le choix de multiplier les LMS dissidents et alternatifs au boulet du LMS corporate.

Quand l’objectif est de mettre toutes les chances de son côté pour déployer avec succès une formation, il est tentant de ne pas suivre la ligne du parti et de choisir ponctuellement un LMS répondant avec plus de souplesse, d’élégance et d’efficacité au besoin de mettre à disposition des parcours de formation

Un LMS sinon rien

Peut-on cependant se passer d’un LMS pour mettre à disposition des parcours de formation ? Oui, bien sûr, un simple hébergement web ou un Intranet fait l’affaire. Mais plus question alors de tableaux de bord ou de reporting, d’animer une communauté, de fournir d’attestation d’achèvement ou de réussite, d’offrir du tutorat personnalisé. Le choix de ne pas se doter d’un LMS n’exclut pourtant pas d’en avoir l’usage. C’est d’ailleurs ce qui se passe quand on suit un MOOC puisque l’on utilise en général le LMS du prestataire. Ou quand on accède à des formations en langue à distance, ou à des modules hébergés chez leurs éditeurs.

Les LEMS, c’est cool…

La place du LMS dans le Digital Learning n’est plus centrale. Ce n’est plus l’outil à tout faire : gérer le catalogue des modules, affecter les parcours aux utilisateurs, les diffuser, effectuer le reporting, fournir les outils communautaires. La tendance est à l’éclatement et à la multiplication des outils pour fournir la meilleure expérience utilisateur possible dans chaque domaine.

Cette tendance a déjà son étendard marketing : LEMS “Learning Experience Management System” ou “Learning Engagement Plateform”. Et, côté standards, SCORM est mis à l’index par xAPI qui se propose comme rassembleur plutôt que centralisateur.

La place du LMS dans le Digital Learning n’est plus centrale. Ce n’est plus l’outil à tout faire : gérer le catalogue des modules, affecter les parcours aux utilisateurs, les diffuser, effectuer le reporting, fournir les outils communautaires. La tendance est à l’éclatement et à la multiplication des outils pour fournir la meilleure expérience utilisateur possible dans chaque domaine.

 

« Le roi est mort, vive le roi ! » — Louis-Marie SMITH

 

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