[Newsletter #123] Le casse-tête de l’apprentissage informel

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Souvent considéré comme secondaire ou négligeable, l’apprentissage informel est rarement pris en compte, anticipé ou intégré dans le périmètre de la formation. Et pourtant, il semblerait qu’il soit bien plus qu’un complément aux formations traditionnelles. Et si c’était même cela la vraie formation ?

Qu’est-ce que l’apprentissage informel ?

Si nous faisons la somme de toutes nos connaissances, nos savoirs, nos savoir-faire, et que nous tentons d’identifier l’origine de leur acquisition, nous obtenons une cartographie de nos apprentissages. Cette cartographie a été réalisée en 1996 par les travaux de recherche des scientifiques Morgan McCall, Robert W. Eichinger et Michael M. Lombardo du Center for Creative Leadership, et qui a donné naissance au modèle 70/20/10 qui détermine l’origine de nos connaissances :

  • 70 % : L’apprentissage par la pratique et l’expérience
  • 20 % : L’apprentissage grâce aux interactions sociales
  • 10 % : La formation traditionnelle ou apprentissage formel

L’apprentissage informel est par opposition à l’apprentissage formel, toutes les expériences d’apprentissage qui ne sont pas issues de la formation traditionnelle.

Quoi ? 90 % de ce que nous connaissons n’a pas été appris par une action de formation formelle ? Mais par des échanges avec des collègues, amis, connaissances, ou bien naturellement, individuellement et en toute autonomie par des recherches personnelles, des expérimentations, ou par simple autodidaxie.

Eh oui, les actions de formation traditionnelles, présentielles ou distancielles ne représentent que 10 % de l’ensemble de nos connaissances. Fichtre, il reste une belle marge de progrès pour étendre le périmètre de la formation.

Le challenge de la formation dans les années à venir est donc bien de s’intéresser de près à tous ces apprentissages informels.

Comment le favoriser ?

On pourrait se contenter de dire que comme le modèle 70/20/10 cantonne la formation formelle à la part congrue du gâteau de l’apprentissage, et que finalement, chaque individu se débrouille très bien tout seul pour se former au point que 90 % de ses savoirs sont acquis sans aucune aide des services formation, tout va bien dans le meilleur des mondes.

Cela serait régler un peu vite le problème de la cartographie des compétences, du maintien ou de développement de l’employabilité, de la formation tout au long de la vie et des besoins de monter en compétences.

Il n’y a donc pas d’autre solution que d’étendre le périmètre des services formation à la formation informelle, de l’organiser, mais surtout de la favoriser. Et pour cela, les moyens sont les suivants :

  • identifier les réseaux d’échanges informels : las lieux de vie, les d’experts partageurs, les forums ou lieux de discussion sur les réseaux d’entreprise ou externes (pages Facebook), etc.
  • récompenser les meilleurs partageurs d’expériences, et valoriser officiellement leurs actions
  • créer des espaces d’échanges et de discussion : via l’intranet de l’entreprise, des petits déjeuners réguliers et thématiques, des webinars ouverts et rediffusés, etc.
  • capitaliser sur une plateforme LMS ou sur l’intranet les ressources créées et diffusées de façon informelles
  • intégrer des activités d’échange, de partage d’interview, dans des parcours blended

On le voit, la prise en compte et la favorisation de l’apprentissage informelle nécessitent quelques outils.

Comment l’instrumenter ?

Considérer la formation informelle comme une concurrence de la formation formelle serait une erreur, vouloir ou exiger un niveau qualitatif équivalent aux dispositifs de formation formelle conduirait immanquablement à un échec. Il est en effet utopique et illusoire de vouloir transformer chaque généreux partageur en ingénieur pédagogique ou producteur multimédia.

Il faut donc proposer à ces derniers des outils et un support associé qui permet sans effort supplémentaire de les aider à concevoir et produire des ressources de qualité satisfaisante, sans viser l’excellence.

Pour cela, voilà une petite sélection d’outils à mettre en libre disposition :

  • pour des vidéos « exposés d’expert » : un Smartphone récent un micro et un bon éclairage LED
  • pour des PowerPoint commentés : l’incontournable iSpring
  • pour des illustrations : un accès à Canva.com
  • pour des vidéos dessinées : un accès à Explee ou Moovly
  • pour des tutoriels d’applications : un accès à Screen-o-matic
  • pour la diffusion : un accès « auteur » à un LMS

La prise en main de ces outils est simplissime et ceux-ci permettent une production rapide et de qualité sans compétences particulières, et en un temps très court.

« Je me forme ? ah bon, je ne le savais pas » — Monsieur Jourdain

 

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